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Souvenirs d’une filleule

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Grâce au parrainage, Nima a pu suivre ses études en Inde.

Nima est entrée au TCV (Tibetan Children Village) de Upper Dharamsala en 1982 à l’âge de 10 ans. Elle y a passé 2 ans puis a été dirigée vers le Lower TCV créé en 1984.

Un TCV accueille en très grande majorité des enfants tibétains dont les parents sont au Tibet. Les autres enfants sont issus de familles tibétaines pauvres installées en Inde. Les TCV sont dirigés par la sœur cadette du Dalaï Lama et sont financés essentiellement par les « Villages SOS ». Le reste du financement est assurée par l’argent des parrainages.

L’argent des parrainages, permet de payer le salaire des professeurs, les livres, la nourriture, l’uniforme et le salaire de la dame qui va s’occuper des enfants : l’Amala (maman).

L’objectif des TCV est d’éduquer les enfants dans un contexte familial et de leur inculquer une bonne éducation. La devise des TCV est : « Others before self » (les autres avant soi-même).

En plus de l’enseignement, les TCV offrent des homes (internats) sous forme de maison individuelle. A l’upper TCV, Nima se souvient qu’il y avait 32 homes de 40 élèves. Chaque home est mixte : On y trouve les chambres pour les filles et pour les garçons ainsi qu’une salle à manger, une cuisine et un endroit où les enfants peuvent jouer.

Un couple ou une Amala s’occupe de chaque home. Les enfants vivent comme dans une grande famille. Ils s’appellent entre eux frères et sœurs et ils considérent la dame comme leur mère. Les plus grands prennent en charge les plus petits. Dans ces internats, il n’y a pas de salariés chargés de l’intendance : cuisine, petites réparations…

Nima se souvient de ses frères et sœurs qui recevaient des cadeaux de leur parrain à l’occasion de Noël ou de leur anniversaire. Le suprême cadeau était la venue du parrain sur place. Elle les enviait beaucoup car elle ne recevait jamais rien. Elle n’avait pas de nouvelles d’un quelconque parrain. En se renseignant auprès des secrétaires du TCV, elle apprend qu’elle est parrainée par une association.

Nima grandit et termine sa scolarité au TCV. Elle se prépare à devenir étudiante.
Elle est admise à l’université scientifique d’Ajmer dans le Rajasthan.

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Ajmer au Rajasthan

Cette université compte près de 700 étudiants dont 10 Tibétains.

Pour financer ses études, Nima doit absolument être soutenue par un parrain. Sur les conseils d’une amie, elle écrit au responsable d’une association de parrainage. Elle reçoit une réponse 2 mois plus tard où on l’informe qu’on lui a trouvé une marraine : Anne Wargniez qui est la présidente actuelle de l’AEMT.

Pour Nima, c’est le soulagement, elle va pouvoir étudier et réussir dans la vie.

Un an plus tard, Anne vient la voir. Entre les 2 femmes s’établit spontanément un lien mère-fille. Nima l’appelle Amala. Par 2 fois, Anne vient voir sa filleule en Inde pendant ses études.

En 1997, Nima entre dans la vie active. Elle est embauchée comme professeur au TCV de Gobalpur qui vient d’ouvrir. Elle y enseigne l’anglais, la physique et la chimie.

Etant donné le manque de place, elle loge sur le TCV avec 4 de ses collègues dans un petit appartement. Nima aspire à plus d’indépendance mais ses moyens financiers sont très limités. Elle a envie aussi de découvrir la vie ailleurs que dans un TCV.

Elle aimerait connaître la France. Sa marraine lui propose alors de venir 2 mois en vacances à Paris avant de prendre une décision définitive.

Nima découvre alors la vie parisienne et perd sa vision idyllique de la France. Le rythme est très rapide et elle y trouve la vie dure. Toutefois, Nima a envie d’apprendre, d’ouvrir son esprit et aussi de pouvoir aider sa famille.

Elle arrive en France comme étudiante en 1999. Elle passe 2 ans à étudier le français, puis passe une licence d’anglais, mention français langue étrangère. Actuellement, elle prépare un Master II (DEA) d’histoire de la Grande Bretagne. Elle a écrit son mémoire en anglais sur les relations anglo-tibétaines de 1900 à 1914. Elle a le statut d’étudiant. Maintenant, elle veut s’installer en France après ses études, mais il lui faudra trouver un employeur pour pouvoir y rester.


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